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Les vaccins en question

Vigilance Pandémie : Ce livre de Pamela Acker est particulièrement bienvenu en France dans le contexte actuel de crise sanitaire Covid-19. Il est la traduction française du livre Vaccines: A Catholic Perspective. Nous le recommandons sans réserve au public français qui, dans sa vaste majorité, ignore tout de l’histoire de la vaccination, de ses enjeux éthiques, de ses liens avec l’avortement et de ses connexions avec la doctrine évolutionniste. Il fallait une scientifique familière du domaine et ayant tout le recul critique nécessaire que lui procure sa foi chrétienne pour écrire l’histoire vraie de la vaccination dans un panorama complexe et riche qui ne sacrifie pas la morale, l’éthique et la foi sur l’autel de la seule science ou plutôt du scientisme aride qui, au lieu d’éclairer, aveugle.

Description du livre

Préface d’Alexandra Henrion-Caude

Lorsque la vaccination fut inventée, au XVIIIe siècle, le système immunitaire nous restait entièrement inconnu. Il était impossible de se représenter – et moins encore de comprendre ! – ce que provoque dans l’organisme l’injection d’une substance biologique étrangère. De même lorsque, croyant bien faire, les gouvernements imposèrent une vaccination indifférenciée et systématique à tous les citoyens, on ignorait tout du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH), découvert par Jean Dausset en 1958, selon lequel chaque être humain a un comportement immunitaire qui lui est propre et rejette le « non-soi ». Tout acte médical devrait relever d’un dialogue personnel entre le médecin et chaque patient.

Le livre très documenté de Pamela Acker a le mérite d’exposer simplement à la fois l’histoire de la vaccination et tous les enjeux qui en découlent, tant pour l’individu que pour la société. À ce mérite pédagogique où se perçoit le savoir-faire d’une enseignante, il ajoute un mérite tout particulier : l’éclairage de la foi chrétienne. L’homme prétend-il faire mieux que le Créateur ? Le chirurgien qui traite une cassure ne fait que restituer tant bien que mal l’organe brisé d’un accidenté. Tandis que le vaccinateur, opérant sur un être sain, risque de léser une harmonie préétablie d’origine divine. Chaque vaccination est donc une intervention délicate qui doit être mûrement pensée et adaptée.

L’auteur est une Américaine, mais la postface, rédigée par un médecin hospitalier français, en applique les indications à l’étrange situation que nous connaissons aujourd’hui en Europe. Ce petit livre remplit ainsi parfaitement la mission annoncée par son titre : la crise déclenchée par le virus du COVID-19 nous démontre à la fois son importance et son actualité.

Ce livre est au prix de 17 euros TTC. Il peut être commandé sur le site de Médias Culture et Patrimoine [1].


A propos de l’auteur

Nous laissons le soin à Pamela Acker de se présenter elle-même [2] :

Je me suis intéressée aux vaccins il y a environ 20 ans, avant que cela ne devienne un sujet brûlant dans le cadre de la COVID. Mais, lorsque j’étais au lycée, j’étais intéressée par l’étude de la biologie, et je l’étais particulièrement parce qu’à l’époque, certains pensaient que les plantes pouvaient être génétiquement modifiées pour produire des vaccins. Deux choses à ce sujet me paraissaient très intéressantes : la première était que l’on pourrait manger quelque chose au lieu d’être piqué, parce que personne n’aime les aiguilles hypodermiques. Et l’autre, c’est que cela pourrait faciliter la distribution des vaccins dans les pays du tiers monde, car l’on n’aurait pas le souci de la réfrigération spéciale ni des composants périssables : l’on pourrait simplement les cultiver sur place.
J’étais donc très enthousiaste à l’époque, et je m’intéressais également au travail de Children of God for Life qui avait mis en évidence la question dont nous allons parler aujourd’hui, à savoir celle des cellules de fœtus avortés qui sont utilisées dans la production de vaccins. J’ai donc pensé que ce serait une excellente alternative éthique si les vaccins pouvaient être comestibles. Il s’avère que cela n’est pas possible, la science qui sous-tend cela n’a pas vraiment fonctionné. J’y reviendrai un peu aujourd’hui lorsque nous parlerons des vaccins COVID, en raison de la nature de leurs acides nucléiques, qui fait que nous avons les vaccins ARNm et les vaccins ADN. Ces vaccins font appel à des technologies nouvelles, mais l’on peut établir des parallèles avec ce qui était tenté à la fin des années 1990 et au début des années 2000.
J’ai fait un master à la Catholic University of America en 2010, 2012. J’y étais en fait pour mon doctorat, mais je suis partie avec un master parce que le laboratoire dans lequel je suis entrée, qui était aussi impliqué dans le développement de vaccins, travaillait sur un projet de vaccins contre le VIH. Nous avions obtenu la première tranche de notre subvention, nous étions prêts à demander la deuxième et nous essayions de produire suffisamment de résultats pour montrer que notre projet était viable.
Il y a eu une réunion de laboratoire à laquelle nous étions tous présents, et mon chercheur principal a dit : « Écoutez, tout le monde doit s’impliquer dans cet aspect particulier du projet. » Celui-ci avait été confié à l’une de mes collègues. Je me suis tournée vers elle et je lui ai dit : « Que faites-vous exactement dans cette partie du projet ? » Et elle m’a répondu : « Les cellules HEK-293 ». Aujourd’hui, la plupart des gens en ont entendu parler parce qu’elles sont liées aux vaccins COVID, mais à l’époque, ce n’était pas mon cas. Alors je lui ai demandé ce que signifiait HEK, et elle m’a répondu : « rein embryonnaire humain ».
J’ai ensuite passé quelques semaines à faire des recherches sur ce que cela signifiait et ce que cela impliquait, et je suis tombée sur le travail d’Alvin Wong du National Catholic Bioethics Center, qui a écrit un article en… je crois que c’était en 2005 ou 2006, intitulé The Ethics of HEK-293. Son travail m’a beaucoup aidée à discerner si je pouvais ou non participer à ce projet. Quand j’ai fait part de mes inquiétudes à mon chercheur principal, ce fut la fin de ma carrière dans son laboratoire.
Donc, je n’ai pas obtenu mon doctorat, je suis partie avec mon master. Mais l’utilisation de cellules fœtales avortées dans les vaccins est certainement une question qui me tient à coeur, et elle a influencé beaucoup d’aspects de ma vie jusqu’à présent. Mais j’avais également pu rester dans ce laboratoire pendant environ neuf mois avant que cette question éthique ne soit soulevée, et j’ai donc une expérience directe de la recherche sur le développement de vaccins. Et cela m’a permis, je pense, d’avoir une voix toute particulière dans le débat actuel.

J’ai commencé ce livre il y a près de deux ans. Je sortais les poubelles une nuit d’hiver fatidique, je suis tombée et je me suis foulé la cheville, et contrairement à une personne normale, je ne me suis jamais remise. J’ai donc été allongée sur le canapé pendant très longtemps. Hugh Owen du Centre Kolbe faisait depuis longtemps pression sur moi pour que j’étudie la question des vaccins pendant un certain temps. Etant sur mon canapé, sans rien de mieux à faire que de lire toutes les choses que personne n’a le temps de lire, c’est là que j’ai commencé les recherches pour ce livre.
J’ai donc commencé vers avril 2019, c’est-à-dire avant que la COVID ne devienne un problème, d’où la raison pour laquelle ce livre a été publié de manière si opportune.

Concernant les vaccins à ARNm, Pamela Acker lève le voile et révèle qu’ils sont loin d’être éthiques :

Les deux vaccins qui sont actuellement approuvés sont le vaccin Moderna et le vaccin Pfizer, et ce sont tous deux des vaccins à ARNm, donc au niveau moléculaire, ils sont très similaires. Les deux vaccins ont été fabriqués à l’aide d’une technique biotechnologiquequi permet de synthétiser des acides nucléiques en laboratoire. Ainsi, beaucoup de gens essaient de faire valoir qu’ils sont moraux parce que l’ARNm qui est fabriqué ne touche jamais les cellules fœtales. Mais ce n’est pas l’histoire complète, si l’on regarde la façon dont ces vaccins ont été développés.
Ainsi, les documents sur les recherches d’origine documentent l’utilisation des cellules HEK-293 dans la production de ces vaccins. Elles ont été utilisées de deux manières différentes. La première est liée au fait que la protéine spike codée par l’ARNm… Attendez, je vais vous faire un cours de biologie accéléré en trois minutes. L’ARNm est un ARN messager, c’est l’acide nucléique qui est une copie qui se fait à partir de l’ADN ; cette copie est envoyée aux ribosomes dans les cellules en vue de produire une protéine en utilisant cette copie messagère. Ce que prétend faire le vaccin, c’est donc de prendre l’ARN messager qui code pour la protéine spike du coronavirus et de l’insérer dans vos cellules afin que vos cellules humaines fabriquent la protéine spike du coronavirus.
L’on pense que ce sera un moyen très efficace de vous vacciner car on a découvert que si l’on prend simplement la protéine spike pour l’injecter aux gens, elle a tendance à se dégrader trop rapidement pour permettre une bonne réponse immunitaire. L’on tend aussi à avoir d’autres complications que j’évoquerai un peu plus loin dans l’interview. Mais l’idée est celle-ci : si votre corps la fabrique lui-même, vous pouvez être exposé suffisamment longtemps à la protéine spike pour que vous soyez en mesure de développer une réponse immunitaire. Voilà fondamentalement la façon dont cela doit fonctionner.
La protéine spike est en soi, selon les termes d’un chercheur, assez molle, elle a tendance à ne pas bien garder sa forme. C’est pourquoi les scientifiques ont créé génétiquement une protéine spike qui gardera sa forme : elle a subi quelques mutations qui la stabilisent. Quand ils l’ont fait muter à l’origine, ils avaient besoin de voir si elle garderait effectivement sa forme correctement, et si cela pouvait corriger le problème de la mollesse. Ils ont donc pris cette information génétique, et ils ont transformé des cellules pour produire la protéine spike afin de pouvoir la purifier et l’examiner en utilisant des techniques de visualisation de la structure 3D des protéines. Et cette expérience originale a été réalisée dans des cellules HEK-293. Ainsi, la protéine spike codée par les vaccins a été développée à l’origine dans des cellules fœtales avortées.
Une façon supplémentaire dont les cellules fœtales avortées ont été utilisées dans le projet est qu’avant d’injecter cet ARNm dans un être humain pour voir si les cellules humaines pouvaient fabriquer la protéine spike du coronavirus, il fallait tester cela en culture cellulaire, en laboratoire, parce que cela est beaucoup moins cher et moins dangereux que de le tester sur un être humain. Si vous n’arrivez même pas à faire fabriquer la protéine par les cellules en laboratoire, alors vous ne pourrez probablement pas la faire fabriquer par un corps humain. Les cellules dans lesquelles ce test a été effectué étaient également des cellules HEK-293. Tout cela a été publié dans la littérature ; j’ai lu nombre d’articles montrant que ces deux vaccins ont été testés à l’aide de cellules HEK-293.
Bien des gens seraient enclins à dire : « Eh bien, cela a été fait pour développer le vaccin au tout début, seulement lors de la partie recherche… Donc c’est quelque chose qui a été fait une fois pour toutes, tout cela n’est pas si grave. » Mais tout récemment, Stacy Trasancos a publié un article disponible sur le site web Children of God for Life, et elle a souligné – en tant que chercheuse, je peux confirmer qu’elle a absolument raison – que ces réalisations doivent aussi passer par des tests de contrôle de qualité. Donc chaque fois que je fabrique un nouveau lot d’ARNm, qui est synthétisé en utilisant une technique de laboratoire, je dois faire des tests et m’assurer qu’il est toujours viable ; c’est assez courant d’avoir un contrôle de qualité de ce style en laboratoire.
Donc, les tests avec ces cellules fœtales avortées peuvent en fait continuer pendant toute la durée de production de ces vaccins. En général, lorsque vous augmentez la production de vaccins au-delà de la phase de recherche et développement, vous allez utiliser les mêmes procédures de test lors de l’augmentation de la production que celles utilisées pour tester votre petit lot d’origine, à moins que cela ne soit pas possible pour une raison quelconque. Mais il s’agit là d’une méthode de test très pratique pour ces chercheurs. Ce n’est pas une méthode morale, mais elle est très pratique parce que ces cellules ont été optimisées pour une utilisation en laboratoire. Elles sont d’ailleurs quasiment omniprésentes dans la recherche sur les cultures de tissus. Malheureusement, il existe de nombreux laboratoires dans le monde qui utilisent ces cellules HEK-293. Et il existe des produits spécifiques qui ont été optimisés pour qu’elles aient des conditions de croissance idéales. Il y a donc dans la recherche scientifique fondamentale toute une industrie basée sur ces cellules fœtales avortées que les gens ne connaissent pas très bien, je pense.

Notes

  1. https://medias-culture-et-patrimoine.com/products/les-vaccins-en-questions.
  2. Une spécialiste des vaccins, Pamela Acker, évoque les vaccins anti-COVID-19 et l’utilisation de cellules problématiques, prélevées sur des bébés avortés, pour leur développement. https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2021/01/une-specialiste-des-vaccins-pamela.html

Fournir une information scientifique objective et éclairée sur la crise sanitaire actuelle, sensibiliser aux enjeux sociétaux et politiques majeurs qui se profilent à l’horizon, alerter le public, rassembler les bonnes volontés et préparer l’avenir.